le Mali se saborde devant la Tunisie et voit le Qatar s’éloigner



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Dans un match qu’il avait pourtant bien débuté, l’équipe du Mali a pratiquement dit adieu à la qualification à la Coupe du monde 2022, trahie par Sissako, son défenseur central, auteur d’un but contre son camp décisif et expulsé en première mi-temps. La Tunisie n’en demandait pas tant et entrevoit déjà une sixième qualification au Mondial avant le match retour à Rades dans quatre jours.

Du rêve au cauchemar, il n’y a qu’un pas. Ou cinq minutes, ont dû se dire les 50 000 spectateurs du stade du 26-Mars de Bamako lors de la rencontre Mali-Tunisie (0-1), comptant pour le match aller des barrages pour la qualification à la Coupe du monde au Qatar. En cinq minutes, le pauvre Moussa Sissako a presque enterré les rêves de disputer un premier Mondial pour les Aigles.

Le défenseur central, formé au PSG, a en effet permis à la Tunisie d‘ouvrir le score dans un match où ils s’étaient très peu montrés dangereux. La 37e minute voit en effet le joueur du Standard de Liège marquer contre son camp en assurant mal sa passe en retrait vers son gardien Mounkoro.

Le défenseur et les Aigles sont sonnés, mais vont être KO moins de cinq minutes plus tard. Sissako s’illustre une nouvelle fois en commettant une faute sur Jaziri en position de dernier défenseur. La sanction tombe instantanément : le numéro 12 malien est expulsé par l’arbitre éthiopien Tessema Weyesa (40e).

Une Tunisie étonnamment inoffensive

Douche froide encore pour les Maliens qui avaient pourtant maîtrisé les débats sous une température de 38°C à Bamako. Les hommes de Mohamed Maggasouba avaient eu en effet les meilleures occasions depuis le début de la rencontre avec une première frappe de Diaby (18e) qui trouve le portier Ben Saïd sur son chemin. Bissouma (24e) et Nene Dorgeles (29e) vont s’y essayer également avec des tirs dangereux mais pas cadrés.

C’était avant le cauchemar Sissako qui allait déterminer l’issue de ce match aller. Les Maliens, privés de leur capitaine habituel Hamari Traoré suspendu, auront beau tenter une révolte en seconde période, se procurant même des occasions franches (Adama Traoré, 47e, Diaby, 67e), la Tunisie, rompue à la gestion de ces rencontres à enjeu, ne cédera pas. Les entrées d’Adma Traoré et de Djenepo dès la reprise à la place de Dorgeles et Abdoulaye Doucouré, qui honorait sa première sélection, ont permis d’y croire encore et seulement de limiter la casse devant une Tunisie étonnamment inoffensive.

Dans quatre jours, les Aigles de Carthage, avec un but à l’extérieur d’avance et habitués à ces matches couperets, auront l’occasion de finir le travail, surtout si Wahbi Khazri revient de blessure à temps. Pour le Mali, rien n’est perdu, mais le rêve qatarien est en train de virer à l’utopie.

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